Et pour en finir avec les fantasmes de la "régularité", écoutons Lantoine !

Publié le 12 Octobre 2012

Et pour en finir avec les fantasmes de la "régularité" à la sauce GLdF !

 

La régularité... ?! Le recherche de reconnaissance de "régularité" ! Car il s'agit moins de "régularité" que de reconnaissance ...

Je vais citer Albert Lantoine, cet historien tendancieux, mais sincère et qui ne manquait pas de rigueur, d'une vaste érudition, d'un intelligence acerbe, d'une complexité redoutable, dans son combat "contre" le GOdF et pour le SCF-GLdF. J'aime vraiment, tout comme son adversaire en histoire, Henri-Felix Marcy qui n'avait pas non plus sa langue en poche.

 

Lantoine a écrit un livre étonnant, tellement contemporain, c'est en quelque sorte son testament philosophique: "Les lézardes du temple". Publié en 1939.

Il traite de la "régularité", plus exactement des Landmarks, au point "G" (cela ne s'invente pas :-), de son chapitre XXI.

 

Le point "G" s'intitule "Le piège de Canossa".

"... ainsi font certains Maçons français qui se montrent décidés à poser sur l'Autel le Livre d'une Loi Sacrée dont le sacrement n'est plus pour eux qu'une lettre morte. Ils affirment, pour excuser leur faiblesse : 'Ce n'est qu'un geste sans importance.' Ils oublient que la portée du geste les dépasse et qu'ils n'ont pas à le juger par rapport à leur propre sentiment, mais par les répercussions qu'il peut entraîner. Ils pensent que l'unité de la Franc-maçonnerie vaut bien une capitulation, comme Henri IV disait: 'Paris vaut bien une messe. …"

 

Prémonitoire, la GLdF rend obligatoire la bible sur l'autel en 1954.

 

Il termine ce sous-chapitre ainsi:

"D'ailleurs, même en cédant à l'Angleterre, et sur tous les points, l'union rêvée demeurerait un rêve. L'internationalisme est une force vivante s'il s'établit sur une bonne volonté réciproque, il n'est qu'un leurre s'il n'est basé que sur l'abaissement de tous devant une nation qui se veut dominatrice. Nous soumettre à ces conditions, ce serait abjurer des fautes - et des fautes que nous n'avons pas commises."

 

C'est pourtant ce que la GLdF a fait dans les années 50. Elle en a payé le prix et quel prix dans les années 60. Personne ne peut s'en réjouir. Puisse les dirigeants actuels de la GLdF bien (re)lire leur Lantoine :-)

 

Le dernier paragraphe est le suivant:

"Au jésuite qui, aspirant à la convertir, disait à Christine de Suède qu'on l'élèverait au rang des Saintes, elle répondit orgueilleusement : 'j'aimerais mieux être placé parmi les Sages.'

Être placé parmi les Sages !

Que les Serviteurs de l'Art Royal, préférant eux aussi la Sagesse à la Sainteté, fassent leur cette parole d'or tombée des lèvres d'une Reine."

 

Et avoir pris la Reine Christine comme l'exemple de la sagesse ne manque pas de saveur !

 

 

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Christine de Suède en Minerve

Christine de Suède en Minerve

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