Facteurs d'influence et Suprêmes Conseils.

Publié le 12 Octobre 2012

Les facteurs d'influence ?

 

"*Le facteur américain favorable à un regroupement de la maçonnerie occidentale;

*Le facteur anglais qui va contrecarrer ce regroupement et poursuivre sa tentative hégémonique,

*Le facteur français affaibli par les divisions:

   -La grande Loge Nationale "française" jouant le jeu anglais;

   -La Grande Loge de France jouant son jeu propre et le jeu américain et tentant d'entraîner à sa suite le Grand Orient de France, par des habiletés successives et inutiles pour tenter d'obtenir une reconnaissance jamais accordée.

   -Le Grand Orient de France menacé d'isolement, mais seul gardien de la liberté absolue de conscience et d'universalisme. "

...

 

Nous ajouterions:

"*Le facteur féminin français, en train de se construire, traversé par différents courants, actuellement apparaissant comme incapable (?!) de positionnement clair."

 

Le texte, sauf concernant les GL féminines, vient du compte rendu du livre de Corneloup (Universalisme), proposé par le supplément au Bulletin du centre de documentation du GOdF N°40-41 de 1963.

 

Oui, la GLdF devrait rompre avec le GOdF pour espérer être reconnu par les anglais. Ils ont bien peu de chance à la lecture du "Livre blanc 1960 des Pays-Bas". Si le graal tant recherché, et depuis tant d'années, se présentait enfin à ses lèvres, rompra-t-elle une fois encore avec le GOdF pour pouvoir y goutter ? La dernière fois, le breuvage fut amère.

 

Car effectivement, ils l'ont déjà fait. Mais rien n'est venu ... Alors ils ont fait marche arrière!

Mais avant de rompre, ils avaient effectivement longuement essayé, peut-être sincèrement, d'entraîner le GOdF dans leur démarche vers la "régularité à l'anglaise". On est dans l'après-guerre et des discussions avaient eu lieu durant la guerre pour l'unité maçonnique en France et après la guerre. Finalement, ce fut de la stratégie, puisque le refus du GOdF fut utilisé comme raison de la rupture avec lui, on est en 1959.

 

Néanmoins, cette petite citation pose une question: quelle est la position des américains ? En effet, la maçonnerie fut partagée: aux anglais les Loges bleues, aux américains les Suprêmes Conseils.

 

Il était intéressant d'examiner le résultat des contacts qui ont eu lieu aux États-Unis lors du voyage qu'ont entrepris les GM de la GLNF et de la GL-AMF ce mois de février 2013 ? Manifestement, depuis, les positions des uns des autres se sont modifiées et/ou clarifiées.

 

Et en effet, il n'échappe pas aux perspicaces internautes que, si nous savions peu de choses sur la position des américains en 2012, les choses se sont depuis éclaircies: il n'y a pas de rupture et il n'y en aura pas avec la GLNF, seulement des relations suspendues. Et déjà parmi celles-ci, en 2013, deux d'entre elles ont repris le chemin de la reconnaissance complète. Le GM Servel fait le tour des autres avec l'aide de ces deux GL en cette fin de 2013, ce qui démontre un fameux dégel.

 

Or le Suprême Conseil de France est orphelin de ses relations internationales outre atlantiques et se verrait certainement les reprendre. Pour cela, la "collaboration" de la GLdF est indispensable, of course!

 

 

 

 

Les Suprêmes Conseils de France et pour la France

 

La reconnaissance finale par les Suprêmes Conseils (SC) du Suprême Conseil POUR la France (SCPF, souché sur la GLNF), scission du Suprême Conseil de France (souché sur la GLdF) fut une longue saga.

 

En 1964, la GLdF fait marche arrière et annonce une Convention avec le GOdF. Cela reste une convention purement administrative, que d'ailleurs la GLNF passera également avec le GOdF en 2002.

 

Mais cette Convention, qui sera adoptée avec une majorité étriquée au Convent de 1964, mettra le feu au poudre. Le Suprême Conseil de France (SCdF) va se fracturer, et son Grand Commandeur de l'époque, Charles Riandey, créera un deuxième Suprême Conseil, le SC pour la France (SCPF), qui se souchera sur la GLNF. C'est cette dernière qui devenait "régulière", mais ...

 

La plupart des Suprêmes Conseils (SC) européens (et certainement en partie ceux dont les Grandes Loges "régulières à l'anglaise" sont en discussion avec la GLdF actuellement) ont fait de la résistance, de même que tous les SC latino-américains : en effet, à Bruxelles en 1967 les deux suprêmes conseils (SCdF et SCPF) étaient présents. En 1970 à Baranquilla, aucun des deux ne fut invité. C'est seulement en 1975 que les américains imposeront à Indianapolis la seule présence du SCPF, c'est à dire 1 an après le départ de Rianday comme SGC du SCPF.

 

En effet, les américains ne pardonneront pas à ce dernier et à Hofman (SGC du SC Pays-Bas) de les avoir trompés sur leurs déclarations, de les avoir engagés finalement à rompre définitivement avec le SCdF-GLdF.

Leur solution à l'époque, clairement écrite et déclarée, n'était pas GLNF (c'était le plan anglais), mais bien une réforme, par voie judiciaire éventuellement (les écrits de Smith -juridiction sud- en font foi), du SC-GLdF qu'ils estimaient rebelle mais pas nécessairement irréformable. (Deux livres éclairent utilement cette problématique: RL Mattei, "Chronique d'un schisme maçonnique contemporain." Ed. privée, 1994 & Alain Bernheim, "Le rite en 33 grades." Ed Dervy, 2011.)

 

C'est pourquoi, notamment, leur promesse financière au nouveau SC qui se créait, après qu'ils aient compris vers 1965, que c'était la solution anglaise qui prévaudrait, fut revue drastiquement à la baisse!

 

Il ne faudrait donc pas croire que les Suprêmes Conseils (SC) "réguliers" coulent en permanence des jours heureux. Même si c'est sur un mode beaucoup plus feutré, rappelons ce curieux épisode de suspension des relations entre le SC américain juridiction sud (celui de Charleston) et les SC de Belgique (SCdB) et pour la France (SCPF) entre le 10 décembre 1999 et début 2001. Cette suspension des relations faisait suite à la reconnaissance par les deux organismes européens du nouveau SC de Roumanie issu de la fusion de deux SC en 1997. Pour le SC américain, juridiction sud, la "régularité" n'était pas tout à fait au rendez-vous de ce nouveau SC, ou à tout le moins le comportement des deux Suprêmes Conseils pour la France (SCPF) et de Belgique (SCdB) n'entraient pas dans la ligne adéquate, c'est à dire celle du SC de la juridiction sud des EU !

Sous réserve de vérification, derrière cela, se trouve une lutte sans merci pour le contrôle de la franc-maçonnerie roumaine, dont les loges en exil étaient surtout françaises, en ce compris un Suprême Conseil (un des deux qui sera de la fusion). Cependant depuis la fin du communisme dans ce pays (1989), une politique concertée italo-américaine fera le forcing, permettant de créer la GLN de Roumanie en 1993 ("régulière à l'anglaise"), et finalement la prise de contrôle du SC réunis par "Costel Iancu", qu'ils soutenaient, ceci semble expliquer cela, dans un climat où les rapports entre SC et GL étaient très ambigüs.

Depuis 2003, la Roumanie fait partie de l'OTAN. Des scissions, dans ce climat de lutte de pouvoir, auront bien évidemment lieu! Sans surprise, le paysage maçonnique roumain est aujourd'hui fortement fragmenté.

 

 

Aujourd'hui ?

 

Aujourd'hui, le SCPF qui se retrouve avec la GL-AMF (voir les déclarations du 24 octobre 2011 et du 4 avril 2012 sur le site du SCPF) n'aurait pas tellement de solution, sinon se rapprocher du SCdF ?

Pour être complet, notons que c'est par un décret du 13 mai 2012, que François Stifani, GM de la GLNF d'alors, signifiait la rupture unilatérale de la GLNF avec le SCPF : soit un mois après la création de la GL-AMF et un mois avant l'appel de Bâle des 5 GL continentales "régulières à l'anglaise" : c'est probablement significatif.

 

Maintenant pour l'équation internationale ... compte tenu de la baisse de 50-75% des effectifs anglais, américains, canadiens, depuis cette époque, est-ce que ceux-ci, chacun pour leur part, et selon leur stratégie (anglais et américains n'ont pas nécessaire une stratégie commune) ont encore assez de force pour s'imposer aux protagonistes qui sont sous les projecteurs ???

 

Mais si rapprochement des deux Suprêmes Conseil (SCdF et SCPF) ... il y aura immanquablement rapprochement des deux Grandes Loges (GLdF et GL-AMF), et là, peut-être la force de frappe américaine pourrait faire la différence... C'est ce qu'espérait le SCdF-GLdF fin des années 1950, ce ne fut pas le cas!

FM-fiction ?

 

Une très intéressante contribution de "semper fi", apparemment un ancien proche d'Alain Juillet, sur le bloc Myosotis Dauphiné-Savoie, tente de faire le point suite à la conférence de presse de la GLdF du 15 janvier 2013. Il écrivait notamment ceci: "Il [le GM de la GLdF] finit d’essayer de discréditer la GLNF par ceux qui l’ont quittée et met le GOdF hors jeu. /.../ Ce n’est assurément pas sur le pavé mosaïque d’un jeu de dames qu’il a appris mais plutôt sur un échiquier. Les REAA ex-glnf /.../ ont des leçons d’échecs à prendre."

 

Ceci semble un peu obscur, mais le "jeu" se laisse apercevoir avec l'explication d'une certain "anonyme" de la GLNF (17 janvier 2013) : "le Suprême Conseil pour la France [SCPF] est fichu et va tout tenter, tant soit auprès de ses membres qui sont dans l’équipe UNI2R [GL-AMF] qu’auprès de son homologue GLdF [le SCdF] auquel il voudrait s’associer /.../. Le SCPF va continuer à trafiquer [?!] en essayant de convaincre nos responsables actuels [GLNF] que la solution la meilleure serait que la GLNF reconnaisse la GL-AMF".

 

Remarquons qu'en tout état de cause, le SCPF n'a pas fait de communication officielle sur son site du 4 avril 2012 jusqu'au ... 21 mai 2013, soit plus d'un an, durant la période décisive où les choses se nouent!

Le 21 mai, elle annonce la création d'une "Confédération des Suprêmes Conseils européens". Cette confédération ne reprend pas tous les SC des "5 GL" de l'appel de Bâle. Elle comprend 6 SC dont 2 seulement proviennent des "5 GL", ceux de Suisse et d'Allemagne. Est-ce signifiant ? C'est en tout cas un signe tangible de l'échec du rapprochement entre le SCPF et le SCdF dont les rapports sont notoirement et dès le départ mauvais.

 

Comment décripter? Il apparaissait rapidement que la SCPF s'est mis dans une position difficile en se détachant de la GLNF, et en suscitant la création d'une nouvelle obédience, la GL-AMF. Bien sûr, il garde en théorie ses relations internationales entre Suprêmes Conseils, mais c'est devenu extrêmement fragile, de forme et non plus de fond (ses membres se sont d'ailleurs affiliés à des GL "régulières à l'anglaise" étrangères, sait-on jamais ...!), en même temps ce sont ses dernières forces, en quelque sorte son trésor, sa seule monnaie d'échange. Une analyse intéressante se trouve sur le site du myosotis de Septimanie du 21 mai 2013.

Il est tout aussi clair que le SCdF (Suprême Conseil de France) aimerait récupérer ces relations internationales (de même que la GLdF ), qu'il estime, à tort ou à raison, son dû (perdues avec le départ de Charles Riandey en 1964). Pour cela, il n'y a d'autre solution, qu'un rapprochement GM-AMF (SCPF) et GLdF (SCdF).

Le "jeu" est complexe! Pour maintenir à flot son trésor, la GL-AMF_SCPF doit montrer une relation favorable, à tout le moins possible avec la GLNF. En effet, elle ne peut se livrer pied et poing liés à la GLdF_SCdF.

Quant à la GLdF? Elle doit à la fois s'éloigner du GOdF et discréditer la GLNF, afin de ne laisser à la GL-AMF qu'une seule option ?

 

Cependant la situation évolue sous nos yeux, malgré la discrétion et le feutrage : "les termes de référence" pour le SCPF sont en train de devenir cornélien: à nouveau un grand écart avec cette "Confédération européenne des SC" (voir plus haut).

Car ... la règle de la "régularité à l'anglaise" reste intangible: "La régularité d'une obédience de hauts-grades est assurée par celle de la Grande Loge où elle trouve sa source de recrutement." (Pierre Noel, qui cite Fred Kleinknecht, ancien SGC du SC juridiction sud des E.U.).

Et en effet, la GLNF, quant à elle, semble galoper vers une rétablissement complet de ses relations, avec déjà les GO du Brésil et GL de Washington DC qui ont fait le pas, ce qui n'est pas rien! L'immobilisme actuel de ce Suprême Conseil va devenir rapidement intenable, car les pertes de reconnaissance par les Suprêmes Conseils dits "réguliers", et surtout américains, sont aujourd'hui à l'horizon proche (selon le myosotis du Dauphiné-Savoie du 15-9-2013, ce serait fait, mais je resterais prudent). Va-t-il se déchirer, va-t-il tout perdre, va-t-il revenir sous les fourches caudines de la GLNF? Beaucoup dépendra de la solidité des relations tissées entre la GL-AMF et la GLdF, ainsi que des relations de coexistence entre ce SCPF et le SCdF. Or là également, la confiance semble être une denrée fuyante.

 

Et tant la fête du centenaire de la GLNF le 7 décembre 2013 fut un chant de renouveau, tant la fête du 14 décembre 2013 du SCPF risque d'être le chant du cygne!

 

Un communiqué des 5 étrangères" du 29 janvier 2014, où le lâchage de la GLdF semble très net, apparaît vouloir renforcer le couple SCPF et la GL-AMF, dans la mesure où ce communiqué met sur pied d'égalité les 3 composantes: GLNF - GL-AMF - GLIF. C'est probablement un des buts de ce communiqué. Une fois de plus, c'est se méprendre sur la réalité maçonnique que de croire que les hauts-grades dirigent les grades symboliques. Cela conduit encore plus loin le couple SCPF et la GL-AMF sur une voie sans issue. La chute fera très mal !

 

En ce mois de juin 2014, la GLNF est à nouveau officiellement reconnue par les GL britanniques. Une modification de stratégie des "5 continentales" est dès lors nécessaire.

 

Une déclaration, dite de Berlin, du 23 juillet 2014 de la "bande des 5 continentales", prenant le contre pied de la précédente du 29 janvier 2014, va précipiter les choses, par les réactions qu'elle a provoqué, tant de la GLNF que de la GLUA.

 

La chute est donc pour maintenant! En effet, et c'était inéluctable, la GLNF, complètement rassuré sur son sort, par la voix de son GM, Jean-Pierre Servel, a posé, ce 29 août 2014, le principe d'une incompatibilité entre être membre du SCPF (formule actuelle) et membre de la GLNF. Elle demande à ses membres de suspendre ses relations avec cette juridiction (le terme est "suspendre" et non pas "rompre", la subtilité est manifestement d'ordre juridique). Dès lors, nous allons vers la création d'un nouveau "SC", sur base, on peut l'espérer, d'une formule plus démocratique que le SCPF, ou d'une scission minoritaire du SCPF, peu importe. Cette structure se souchera exclusivement et rapidement sur la GLNF. Mon impression est que les choses sont déjà faites, tant le GM Servel a démontré que l'aventure, ce n'est pas pour lui.

 

La réponse du 2 septembre 2014, somme toute inutilement agressive du SGC du SCPF, Jean-Luc Fauque, montre avant tout de l'arrogance, de l'acrimonie et surtout que ce fut inattendu: il y a là de l'impréparation. Mais elle démontre aussi que la GLNF avait parfaitement et discretement préparé cette déclaration d'incompatibilité et ses suites.

 

Alain Juillet, GM de la GL-AMF, sort également du bois et crie au loup ce 9 septembre 2014, menace de procès civils et autres joyeusetés du temps de FS. Les "bonnes" vieilles méthodes reviennent au galop. Outre un esprit revanchard, cela renforce cette impression d'impréparation, mais beaucoup plus grave, cela démontre les dépendances puissantes de la GL-AMF avec le SCPF. Bref Alain Juillet fait la démonstration de ce qui fonde en partie leur rejet comme obédience régulière: une réelle dépendance aux Hauts-Grades. C'est du pain béni pour la GLNF, qui a simplement posé le principe de l'incompatibilité, ce qui est une évidence, et se voit ainsi renforcée. Voir la bonne analyse du Myosotis Dauphiné-Savoie.

 

 

Ce fut donc une nouvelle juridiction française qui s'est créée en se souchant sur la GLNF. Le Suprême Conseil National de France a vu le jour officiellement le 29 septembre 2014. Les choses étaient effectivement bien préparées, elles n'ont pas traîné.

 

L'imbroglio international que cette nouvelle création suscite est déjà apparent (commentaires du 14 octobre 2014) dans la préparation de la 52ème conférence des SC "réguliers" qui se tiendra en Roumanie en 2016, précisément à l'invitation de Costel Iancu (voir plus haut).

 

La conclusion inévitable a été la décision prise au lendemain de la Tenue de Grande Loge de la GLNF qui eut lieu le 6 décembre 2014. C'est en effet le 9 décembre que l'interdiction pour les membres de la GLNF de fréquenter la juridiction du SCPF a été prise avec effet immédiat. Ainsi se tourne pour la GLNF une page majeure de son histoire récente compte tenu du rôle essentiel joué par ce SCPF dans l'éclatement de la GLNF. François Stifani, autre acteur de premier plan dans ces événements, quoiqu'on puisse lui reprocher, avait correctement mesuré les risques que faisait peser cette juridiction sur son obédience et avait pris toute une série de mesure, tant financière que d'éloignement de cette juridiction, dont la GLNF peut se féliciter aujourd'hui.

 

Ceci étant dit, je pense et j'en suis d'ailleurs convaincu, que ces jeux d'interdiction réciproque prise par un groupement d'individus qui se disent libre et démocrate, contraignant l'individu qui en fait partie, dans son expression sociale, ne nous grandit pas et pose un problème sociétal assez majeur.

 

 

Que va devenir le SCPF: bientôt plus grand chose! Il mènera un combat d'arrière garde pour se maintenir dans la Confédération des SC qu'il a suscité, mais ce sera vain.

Le processus sera probablement long. Entre temps le SCPF fera quelques ronds de jambes vers le SCdF, sans plus, car une association plus étroite avec ce dernier accélererait le processus de désintégration.

 

Et le premier coup est venu rapidement, bien plus rapidement que je ne l'aurais pensé, du SC d'Angleterre, qui a décidé de suspendre ses relations avec la SCPF ce 8 janvier 2015. Ce Suprême Conseil n'est pas le plus important, mais en Europe, il pèse lourd, compte tenu de ses liens avec la GLUA.

 

La suite était attendue. Innévitablement les Juridictions nord et sud des États-Unis ont bougé. Elles ont également suspendu leurs relations avec le SCPF, en septembre 2015, suivies par le SC du Canada. Etc.

 

 

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Et en Belgique ?

 

Cela fait penser à ce qui était arrivé au SC de Belgique, mais en sens inverse. Ce fut longtemps l'unique juridiction de hauts-grades en Belgique. Suite aux pressions étrangères, notamment celles de la GLdF et son SCdF, il dénonce ses vieux accords avec le GOB en 1960. Les phantasmes de la "régularité" et d'une reconnaissance à la sauce de la juridiction sud REAA des USA auront ici aussi frappé. 1ère rupture et création d'une nouvelle juridiction de hauts-grades, le SCRE (Souverain Collège du Rite Écossais), qui est actuellement la plus importante. Remous internes, toujours liés à la GLdF et son SCdF, qui provoquent une nouvelle cassure en deux de ce SCdB: nous sommes à trois. Puis scission au sein de la GLB, suite à la perte de la "régularité à l'anglaise". Nouvelle scission de la juridiction des hauts-grades, le SCdB se retrouve avec la GLRB et où, comme le dit Ernst Duys, les 31-33èmes, après la scission, étaient plus nombreux que le reste! Bref d'une très belle juridiction, qu'en reste-t-il ?

("La Lumière (ne) luit (pas toujours) dans les ténèbres ...", Ernst Duys, Trigonum Coronatum, hors série, 2008, pp 56-93)

 

Pour éviter un maximum de polémique, je vous propose deux schémas qui sont identiques. Le premier montre la pratique du REAA dans notre pays. Le second montre l'évolution des Conseils 33ème dirigeants (ce qu'on appelle un Suprême Conseil 33ème).

 

Les schémas ne sont pas neutres, comme vous pouvez le constater.

Le schéma REAA est une manière de présenter, qui, à mes yeux, respecte les maçons et leur choix. Un autre manière de présenter est de se baser sur la filiation du Conseil 33ème dirigeant : schéma Suprême Conseil 33ème.

 

La disparition d'un Suprême Conseil 33ème (dirigeant) au niveau du SCRE ne veut pas dire qu'il n'y a plus de 33ème. Simplement la Juridiction n'est plus pyramidale et le Conseil qui dirige la Juridiction est composé dans le cas d'espèce proportionellement des délégués des Chapitres (4-18), Aréopages (19-30) et Conseils Initiatiques Supérieurs (31-33).

 

 

 

 

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Carton d'invitation du SCdF de 1933, pour une conférence de C. Riandey.

Carton d'invitation du SCdF de 1933, pour une conférence de C. Riandey.

Suprême Conseil 33ème masculin - Belgique

Rédigé par Christophe

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